Chemin de Saint jacques de Compostelle.

Des milliers de fidèles fréquentèrent au cœur du Moyen Age, le sanctuaire espagnol de Saint Jacques de Compostelle. Ils venaient y vénérer, des quatre coins de la chrétienté, les souvenirs de I'apôtre du Christ martyrisé en 44 en Palestine et dont le corps avait miraculeusement échoué, après une longue traversée en mer, sur cette terre de Galice.
"L'invention" des reliques au IX' siècle constitue le point de départ d'un extraordinaire mouvement de pèlerinage. A tel point qu'entre 1130 et 1140, un Poitevin du nom d'Aimery Picaud rédigea son "Guide du pèlerin de Saint   Jacques de Compostelle", véritable carnet de route décrivant les quatre itinéraires français qui convergeaient à Puenta la Reina. L'un d'eux appelé "Via Podiensis" (il prenait naissance au Puy-en-Velay) traversait nos contrées rouergates, celles inhospitalières en hiver des Monts d'Aubrac, celles plus riantes de la Vallée du Lot et du Villefranchois.
Sur cette voie principale venaient se greffer des routes secondaires tout aussi empruntées. Quelques établissements monastiques, de nombreux lieux de culte jalonnaient le parcours. Aubrac et Conques constituaient pour tout pèlerin les étapes inévitables. Auprès des "Marcheurs de Dieu" sainte Foy sut se montrer d'une générosité sans égale.

Un chapelet d'églises romanes (Saint-Côme d'Olt, Lévinhac, Perse, Vinnac, Estaing, Bessuéjouls, Golinhac, Conques, Aubin et Villeneuve), une multitude de croix de carrefour constituaient autant de points de repère sécurisants.
Un autre "chemin roumieu" (ainsi désignait-on les pèlerins) permettait de rejoindre Rodez à partir d'Espalion. Sur ces chemins pavés, ces drailles empruntées par les troupeaux transhumants, les pèlerins trouvaient secours et assistance, parfois le danger les guettait aussi. La toponymie évoque toujours le souvenir de ces fontaines tant prisées (Font Romieu), près de Saint-Côme ou de Saint-Marcel, aux portes de Conques. A proximité de cette dernière localité, très exactement au lieu-dit "La Souquayrie", un petit hôpital médiéval (appelé de Nalras) et une léproserie ne sont plus connus que par des mentions d'archives. Ainsi, l'encadrement des pèlerins était tout autant spirituel que matériel.

(extrait du Topo-guide GR65 Le Puy/Conques édité par la F.F.R.P)



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GR65
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