le pont d'Estaing

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Nous avons eu le plaisir de vous accueillir dans notre petite cité ou vous venez de visiter virtuellement le site d'Estaing.
Laissez-nous vos remarques, vos impressions, votre expérience de randonneur, de pèlerin sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

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le 21-03-2009 Eric Bonnesoeur a écrit
j'ai eu la chance de pourvoir vivre dans le chateau pendant 4 ans et cela restera les plus belle années de ma vie. Merci encore à tous les habitants.
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le 12-03-2009 Brigitte Jorby (Chabot) a écrit
Bonjour, je suis allez à Estaing pendant 6 ans en vacance avec mes parents et frères. Année 69 à 74. C'est un endroit que je n'oublierais jamais. Je me rappelle de l'hôtel d'ailleurs le seul surtout les fils avec qui je les aidaient au épluchures, que de souvenirs. Je pense y retourner cette année, avec mon mari.
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le 24-10-2008 Jean-Marc Tokars a écrit
Site agréable à consulter. Peut-être la destination de nos prochaines vacances d'été (2009)
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le 22-09-2008 François Beudin a écrit
P12 Ou les tribulations d'un touriste de passage.... pour les médiévales d'Estaing ! P12 ! Certains penseraient à une classification médicale telle que la P4, utilisée lors du service militaire Français pour réformer quelqu'un considéré comme fou. Que nenni ! Il ne s'agit ni d'armée, ni de médecine, juste une référence pour des vêtements. Une marque ? La mode ? Oui, si on peut en déterminer l'existence au XIII siècle ! En fait, c'est tout bonnement la référence de mon costume loué pour les neuvièmes Médiévales d'Estaing ! Des anciens draps teintés, taillés et assemblés pour faire un accoutrement de paysan du XIIIéme (là, rien à voir avec un arrondissement Parisien). Un simple bonnet blanc, un grossier pantalon, une chemise bleue avec des lacets sur le torse et une tunique déchirée d'un blanc qui a vécu. Voilà en gros, ma tenue de combat pour le week-end. Pas de montre, de bijoux, de téléphones, d'appareils photos… rien qui risque de paraître anachronique avec cette période où le droit du travail n'existait pas, les grands chefs ne se cachaient pas derrière des avocats pour guerroyer, la vie n'était pas un long fleuve tranquille, la pâte à dents n'existait pas ni même la pilule ou le latex… Arrivé dès le vendredi soir en plein 21ème siècle au volant de ma Mini après quelques détours (qui a dit que les hommes ne se perdent jamais ?), je basculais le samedi matin dans un autre temps – peut-être un effet secondaire d'un trou noir généré par les premières expériences du CERN. Bye bye, le consultant en informatique, faites place au nouveau gueux ! Une dernière halte au distributeur afin de troquer des Euros contre des Ecus puis dissimuler mes godillots avec de grosses chaussettes en laine et des guêtres maintenues par une ficelle, cacher une petite pochette pour y conserver de l'argent et un téléphone (en cas d'urgence), un peu de noir sur le visage (point de douches à cette époque) et me voici quasi prêt. Mais comment en suis-je arrivé là ? Simple : une complicité de vingt ans avec un copain originaire d'Estaing, des photos, une visualisation en directe l'année passée au travers une webcam, il ne m'en fallait pas plus pour me donner envie de me joindre à la fête. Et c'est à peut près ainsi que la journée de samedi 13 septembre de l'an de grâce deux mille huit commença. Premier rendez-vous vers 10h pour revêtir nos costumes. Puis vers 11h au château pour un premier spectacle réservé aux personnes costumées. Jean-Mi et Joëlle étant en retard (comme souvent), nous sommes arrivés Ricou et moi, un tantinet après le début des farces jouées par une troupe de la banlieue ouest de Paris. Contrairement à l'année passée, c'est la fraicheur et les nuages qui nous ont accompagnés, à tel point que le défilé costumé de midi a été ajourné et que musiciens, nobles et gueux se sont dirigés après le spectacle, vers la taverne « Du Gueux Las ». On y a retrouvé les copains ainsi que nos hôtes (les parents de Ricou) pour une tournée de boissons médiévales (Cervoise et Hypocras) au son des instruments d'antan. Il est bientôt l'heure de se sustenter chez l'habitant avec du poulet du 21ème siècle avant de s'en retourner au XIII. Là je prends plus le temps d'ouvrir en grand (et tout rond) mes yeux émerveillés : de la paille a été jeté un peu partout dans les rues fermées à la circulation (automobile), des bannières, des guirlandes de tissus et des blasons viennent décorer les rues. Des marchands proposent des habits de l'époque, des épées, des potions, des chaussures, de quoi boire, manger… De grandes rôtissoires tournent alourdies par d'énormes jambons destinés au repas du soir (sans oublier l'aligot). Des troupes animent ça et là. Un carcan attend son supplicié. Des gens déguisés se jaugent, cherchant une nouvelle idée pour améliorer son accoutrement l'année prochaine. Mais il y a aussi la magie des vieilles pierres, de ces maisons plusieurs fois centenaires, de ces venelles tortueuses et de ce château majestueux racheté il y a quelques années par un certain Valérie Giscard et qui devrait être aménagé en musé dans les années à venir. La mère de Ricou qui siège au stand « renseignements » nous indique un spectacle de funambule et nous nous retrouvons dans un jardin intérieur - il paraît qu'il y en a plein, cachés derrière de vielles façades. Le soleil sort enfin et réchauffe nos pieds humides. Sous nos yeux, une funambule évolue seule sur son fil accompagnée simplement par un musicien. Le spectacle est joli et nous nous demandons toujours combien d'heure a-t-elle du s'entrainer pour pouvoir s'allonger sur le filin avec une couverture et mimer quelqu'un qui dort. Plus loin près d'une taverne dédiée aux enfants (avec des sirops de toutes sortes), dans le renfoncement d'une rue, quelques chèvres sont parquées et font le bonheur des enfants qui leur donnent à grignoter. Autre détour de rue, autre spectacle par une troupe itinérante : ils promènent leur carriole et nous offrent des spectacles aussi différents les uns que les autres. Ma patte folle me rappelle que je devrais faire plus souvent de l'exercice et je m'appuis contre le vieux mur de la mairie pour regarder. Ma cane sport, s'est elle aussi adaptée au temps et s'est transformée en cane de bois brut. Nous rigolons un bon coup, retrouvons Jean-Mi qui a craqué pour une paire de chaussures médiévales (mais pas trop). Nous grimpons une nouvelle fois au château et passons la porte, gardée le matin par des hommes en armures, pour voir de nouvelles farces jouées avec entrain… Et voilà ; le temps d'aller se réchauffer avec un chocolat chaud dans un café « médiévalisé » à grand renfort de paille et le peu de soleil commence déjà a décliner. Il est temps pour nous de nous préoccuper du repas du soir : d'ordinaire servi sur la place du village, cela se passera ce soir dans la salle des fêtes à cause du temps. Il faut déjà faire la queue pour son ticket puis pour retirer la planche qui sert de plateau, garnie d'une salade, de 2 tranches épaisses de jambon cuit au feu de bois, d'aligot fumant et d'une salade de fruits. Dans la salle, en attendant mon écuelle (faut bien avoir quelques avantages en tant qu'handicapé), je croise quelques autre gueux, plus gueux que nature (encore plus crasseux et avec des dents pourries de chez pourri – en fait, des dentiers). Des copains de Joëlle et de Jean-Mi nous rejoignent à table (eux aussi étrangers mais tombés amoureux de ce village si typique). Nous faisons ripaille et buvons de bons coups. Bientôt l'animation recommence (les troupes ont repris des forces) et les saltimbanques réchauffent l'atmosphère. Pour nous ce sera bref : le trajet de la veille en voiture, l'excitation matinale et les festivités toute la journée ont entamé notre capital de sommeil ; nous nous sentons fourbus, humides et enclins de nous blottir sous un édredon bien chaud. Le week-end n'est pas terminé et demain matin ça continu… Dimanche matin – Pas très frais : la fête a continuée sans nous et les pochtrons aussi donc la nuit a été plutôt bruyante. Après un petit déj en croisant les doigts pour que le soleil soit de la partie (pas forcément évident au lever), nous nous retrouvons pour remettre nos médiévales défroques - Les chaussures de Ricou sont presque sèches, l'intérieur de mes godillots aussi. Ce coup ci, on force un peu plus sur le bouchon brulé (pour mieux nous salir mon enfant) et après quelques photos, prenons le chemin du château (pas besoin d'attendre Jean-Mi qui ce coup-là a un double des clés). Il y a encore plus de monde dans les rues – le touriste afflue, reconnaissable dans sa tenue très 21ème. Nous sommes pris en photo (ah oui, c'est vrai nous sommes des gueux du XIIIème). De nouvelles farces nous attendent au château. La troupe joue vraiment bien et ce ne sont jamais les mêmes scènes. Le soleil étant sorti, le défilé va avoir lieu et nous nous regroupons dans la cour du château gardée par deux chevaliers en armes (paraît que leur harnachement pèse dans les 25kgs). Un chevalier qui surplomb la cour, nous indique le programme à venir puis les musiciens se mettent en marche nous invitant à les suivre. Je prends place, un peu anxieux à l'idée de ne pas pouvoir suivre avec ma patte folle. Après une centaine de mètres, le sourire me revient : la colonne avance lentement au rythme de la musique des jongleurs, des cavaliers en armures ferment le cortège, nous sommes dedans, on y croit, on y est ! Nous apercevons un âne tirant une charrette dans laquelle se prélassent deux oies sur un lit de foin. Les touristes nous mitraille avec leurs appareils photo, c'est la fête, c'est la joie. Nous déambulons dans Estaing remplis d'allégresse pour nous arrêter au final sur la place où nous ferons ripaille le midi (il reste de l'aligot et comme viande, les saucisses locales). Maintenant il faut presque jouer des coudes pour avancer. Comme pour la veille il faut se munir de tickets pour le repas mais avant…. Rendez-vous à la taverne ! Ricou fort de son expérience à la voirie Parisienne, m'explique comment améliorer certaines choses au niveau des rues et de la route et ainsi préserver Estaing. J'apprends que le coût de l'immobilier dans le centre du village est assez important mais que ça n'empêche pas les amoureux de tirer des plans pour le futur. La mère de Ricou nous distille quelques info sur les visiteurs du jour : je ne suis pas le seul à représenter la Suisse (ou même la région Parisienne), mais il y a aussi, des gens venus de fort loin (Japon, Australie, Pays-Bas,). Après quelque Cervoise, Sauget, Myrte et hypocras nous voilà partis pour faire bombance de saucisses / aligot. Je me goinfre – quoi de plus normal pour un gueux ? Et c'est l'estomac lourd que je retrouve la fête. J'envisage même une sieste dans la paille devant les troupes qui se donnent en spectacle mais Ricou fini par me motiver pour retourner vers le château : il devrait s'y dérouler devant, des combats de chevaliers et il y a encore des farces qui se jouent dans l'enceinte dont un spectacle d'une autre compagnie qu'on n'a pas encore vue en action (les délires d'un vieil alchimiste et de son disciple). Là encore, nous passons un bon moment en dehors du temps. Mais bientôt tenaillés par la soif, nous nous retrouvons à la tavernes des farfadets pour y boire un verre de sirop, casser un banc (pas très solide, mais après discussion nous n'étions pas les seuls) puis faire la manche. Si si si… et pourquoi pas ? Trois gueux vautrés dans la paille au coin d'une rue, haranguant la foule pour quelques écus. Trois gueux qui s'en sont revenus for dépourvus ! Et dans l'ambiance, la naissance du projet « lépreux » où comment faire défiler un lépreux (à priori, votre humble éclopé) dans une carriole avec des clochettes pour l'année prochaine (ce sera les 10 ans des Médiévales d'Estaing). Fautes d'écus (à part ceux en chocolat), nous rejoignons le château pour quelques farces, quelques combats puis pour la cérémonie d'adoubement du vainqueur du tournoi (que nous avons manqué) : tous les costumés se retrouvent sur les marches de l'église face au château, devant la petite place. Les musiciens jouent comme des possédés et c'est la cérémonie solennelle qui nous dévoile un nouveau chevalier sous les ovations et les photographies. Puis on nous annonce bientôt le tirage de la tombola et la fin de ce week-end moyenâgeux. Vivement l'année prochaine qu'on recommence ! @ Bientôt François
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le 13-09-2008 Emmanuel Ioannou a écrit
bonjour les Estagnols, C'est toujours avec plaisir que je re pense a vous et ces 2 années passées avec vous. A tres bientot

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